La priorité, c’est de changer d’imaginaire, non ?

Les récits façonnent le monde ?

L’empire des rêves

  • le globishGlobal English ») comme vecteur de communication entre non-anglophones, régnant sans partage sur internet, et employé par tous pour « faire cool »
  • films hollywoodiens et musique anglo-saxonne dominant largement la culture audiovisuelle
    (il paraît d’ailleurs que l’une des conditions d’application du plan Marshall était une ouverture totale des salles de cinéma européennes aux films américains)
  • la « McDonaldisation » du monde (grandes corporations déployées dans tous les recoins du monde, comme Coca-Cola, Levi’s, les GAFAM …

Liste des films « prise de conscience »

  • La photo du lever de Terre de 1968 aurait fait redécouvrir la Terre aux fans d’exploration spatiale et au monde (de même Blueturn en 2015, une vidéo en continue par satellite) : même si l‘overview effect en a probablement converti quelques-uns, les projets pour « quitter notre vieille planète fatiguée » vont toujours bon train (cf section suivante).
  • « Soleil vert [Soylent green] » (1973) et « Mad Max » (1979) nous dépeignaient des futurs aux ressources épuisées et un éclatement des sociétés, mais cela n’a pas empêché Reagan de proclamer en 1981 « America is back » ▪.
  • Des fictions comme « Princesse Mononoké » (1997) devinrent des emblèmes écolos, mais leur réelle efficacité à changer les comportements reste à démontrer.
  • « Matrix » (1999) nous montrait un monde dévasté par l’emprise technologique et la technocratie, mais les années qui suivirent constituèrent la consécration du “Web 2.0”.
  • 2004 et son « Super Size Me » n’a pas marqué la fin de la prolifération des McDo, et « The End of Suburbia » n’a pu éveiller que les esprits les plus critiques au problème du pic pétrolier.
  • « Une vérité qui dérange » (2006) — même s’il fit plus de bruit qu’« Une suite qui dérange » (2018) popularisa certes le problème du dérèglement climatique, mais n’est pas rentré dans toutes les têtes aussi fortement que les désastres suite aux cyclones tropicaux par exemple.
  • « Wall-E » montrait en 2008 l’absurdité de la croissance matérielle et du rêve d’évasion spatiale, pourtant la masse des produits fait par l’humain n’a cessé d’augmenter depuis, pour arriver à dépasser la biomasse vivante.
  • « Home » (2009, Yann-Arthus Bertrand) et « Samsara » (2011) nous rappelaient les beautés de notre monde, mais le mode de vie à l’occidentale devait lui aussi être conservé.
  • Enfin, « Demain » (2015) (bien plus vu que sa suite « Après Demain » (2018)) faisait naître des espoirs « d’écologie positive”, mais la majorité des projets montrés n’ont pas tenu leurs promesses.

N’y-a-t-il pas toujours un contre-imaginaire ?

Une représentation pernicieuse : oui la pollution est démesurée, mais on peut dormir tranquille car on va inventer d’ici 2030 des technologies pour recycler tout ça (forum économique mondial de Davos, 2018)

Exemple d’imaginaire délétère : le techno-progressisme tourné vers l’Espace

Adaption du meme Who killed Hannibal?

Nous sommes très forts pour nous auto-baratiner…

… même pour croire qu’on serait plus fort que les imaginaires !

Est-ce vraiment nos imaginaires qui commandent ?

Que faire si notre récit ne pointe pas vers du « mieux » ?

Un écolo essayant de ne pas faire dériver les imaginaires qu’il a créé…

Utiliser le Spectacle et la mégamachine : perdu d’avance ?

© Black Mirror, 2011

Un phénomène de temps long

Le monde façonne les récits

Les récits modulent le cours du monde (ou servent de catalyseur), mais c’est bien le monde qui les façonnent en premier lieu.

L’importance d’un rapport de force (donc des corps, de chaque situation)

Les corps sont là, mais devant (ou dans) des écrans. [Zuckerberg au Mobile World Congress, en 2016]
Adapté de P. Malta. Le drapeau du capitalisme a été ici surtout choisis pour le symbole.

Conclusion — pour une approche compositionniste

(Gauche) Vu dans le métro à Paris. (Droite) Citation de David Graeber (voir [5]).

Notes

Références

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Low-techs, solutions basées sur les écosystèmes, biologie évolutionniste

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Max Pinsard

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